À la recherche de Pépita

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De temps à autre parmi les centaines de recherches que j’effectue il s’en dégage une. Non pas que son histoire est « meilleure » que celle des autres mais, il y a des difficultés, un mystère, une enquête à mener et donc j’y consacre plus de temps. Parmi celles, car il y en a plusieurs, en cours il y a la recherche de Pepita.

En octobre 2024 je fus contacté par Gérard Lutaud qui travaillait depuis 2017, sur l’histoire de la Résistance dans la région de Langogne en Lozère, deux tomes de cette histoire avaient déjà été publiés, aux Éditions Lacour-Ollé de Nîmes et le tome 3, qui était à l’écriture alors, comportait un chapitre sur les Réfugiés et Guérilleros Espagnols de Langogne (Lozère), parce qu’il y avait eu un camp de rassemblement espagnols en 1939/1940, et Gérard Lutaud conservait une liste de 28 Guérilleros espagnols datée d’août 1944 dont certains avaient été dans une CTE. Durant ses recherches, il avait retrouvé pas mal d’informations sur le parcours de ces personnes, mais une en particulier restait sans réponses aucunes.

Il s’agit de Josefina (ou Josefa) RODRIGUEZ SANCHEZ dite « PEPITA », et connue en Lozère sous ce diminutif.

Elle serait née : soit le 20 mars 1923 à Oviedo, ou soit le 12 ou 20 mars 1923 à Gijón, dans les Asturies dans les deux cas, et serait la fille de Francisco (Paco) Rodriguez et d’Adelina Sanchez.

En l’absence des deuxièmes noms des parents (En Espagne il est d’usage de garder le nom du père et le nom de la mère) et du fait que RODRIGUEZ SANCHEZ sont des noms très communs aux Asturies, comme en Espagne en général, la recherche s’annonçe difficile.

De plus son passage à la frontière en 1939 était assez confus, avec quatre sources possibles :

  • Dans sa biographie (issue du CD ROM La Résistance en Lozère) elle serait passée avec un groupe d’étudiants par Irun dans les Pyrénées Atlantique en 1939.
  • Dans une demande de renseignements la concernant datée du 9 mai 1944, elle serait arrivée avec une colonie de vacances venant de Barcelone (via les Pyrénées Orientales donc) et dirigée sur Saint Chély d’Apcher (Lozère).
  • Dans un dossier d’étranger daté du 30/08/1940, elle dit avoir passé la frontière le 29 janvier 1939 par Prats de Mollo, dans les Pyrénées Orientales.
  • Dans un autre dossier étranger de 1940, elle dit être passée le 9 février par Cerbère dans les Pyrénées Orientales.

Il y a de fortes chances que Pépita ait, comme beaucoup d’Espagnol·e·s ayant franchi la frontière lors de l’épisode de la Retirada, menti sur son âge, voir son lieu de naissance pour éviter l’échange d’information entre le gouvernement français et le gouvernement espagnol, dans l’espoir d’éviter une extradition ou que la famille restée au pays ne soit réprimée par les franquistes arrivés au pouvoir.

Pépita était sans doute aucun, « politisée » selon un document officiel de l’armée républicaine (ou elle s’était engagée comme aide en pharmacie sur le ront en Catalogne), elle est affiliée à l’UGT (Unión General de Trabajadores) une confédération syndicale espagnole majeure, proche du Parti socialiste ouvrier espagnol.

Dans ce document du 8 janvier 1938 il est précisé que :

Pépita résidait bien à Gijón (Asturies) au n° 42 de la rue Cabrales et qu’elle avait intégré l’UGT en septembre 1936 (donc à 13 ans !) Le plus important étant dans ce document qu’elle était collégienne et âgée de 15 ans en 1938 ce qui situerait sa date de naissance bien en 1923 et qu’elle avait à peine 18 ans en 1940.

À partir de son séjour en France Gérard Lutaud a retrouvé des traces des activités de Pépita :

  • Le 21/12/1939, elle est employée comme bonne chez Mme Léonie Jourdan, née Gay, institutrice au Mazel des Laubies, commune de Saint Amans (Lozère).
  • En février 1940, elle est au camp de Langogne (Lozère).
  • Le 17/06/1940, avec un contrat de 6 mois, elle est « bonne à tout faire » chez Gaston Souchon à Marvejols (Lozère).
  • En novembre 1940, elle est hébergée chez un couple d’Espagnols, José Lavernia Esteller et Maria Lopez Pascal, à Châteauneuf de Randon (Lozère), et ce jusqu’en février 1941.
  • Le 15/04/1941, elle est ouvrière agricole chez Gaston Souchon à Marvejols (Lozère), dans son entreprise de maroquinerie, avec un contrat de 2 ans.
  • Le 05/06/1942, elle est autorisée à exercer la profession d’ouvrière en maroquinerie, par le directeur départemental de l’Office de Placement de Mende : Adrien Aïn, ce qui lui permet d’obtenir une carte de travailleur industriel en remplacement de sa carte de travailleur agricole.

Mais ce changement lui réserve des soucis : les Renseignements Généraux (RG) considèrent cet avantage, arrangé et douteux, allant jusqu’à soupçonner une relation intime entre eux, « Pépita » dément, et les RG, n’ont rien pu, prouver. Cependant, ils poursuivent leur inquisition en signalant que cette étrangère est notoirement connue pour se livrer occasionnellement à la prostitution. Aïn, déjà dans le collimateur des RG. sera accusé de complaisance en fournissant irrégulièrement ce document, surveillé, il sera arrêté le 01/08/1942, pour menée anti-nationale.

Sa rencontre avec Louis Veylet

Pépita est une très belle femme, les photographies trouvées dans les documents d’archives, l’attestent. Elle a 19 ans (sûrement moins) en 1942, et elle fait la connaissance de Louis Veylet, bel homme, instituteur, communiste notoire, soupçonné d’être le meneur de la résistance clandestine dans ce secteur, elle devient sa petite amie. Durant cette période, elle est locataire chez Mlle Albaret au faubourg du Barry, et a conservé son travail chez Gaston Souchon.

C’est au tour de Pépita de faire l’objet d’une surveillance particulière par les RG En octobre 1942, elle est accusée d’être en contact avec des éléments extrémistes et anarchistes espagnols, et qu’il est fort probable qu’elle leur sert d’agent de liaison.

Quand Pépita était au camp de Langogne, elle était avec un couple qui l'avait en amitié, qui s'appelait : LAVERNIA ESTELLER José, né le 03/04/1904 à Traiguera, et LOPEZ PASCUAL Maria, née le 01/06/1907 à Calatayud. Quand ce couple parti du camp de Langogne pour la commune de St Amans/Lozère, il semble emmener "Pépita" avec eux, elle y trouvera un premier travail chez une institutrice, avant d'être embauchée plus tard à Marvejols chez Gaston Souchon...

Le 12/04/1943, elle se retrouve au chômage, son employeur Gaston Souchon n’a plus de travail à lui proposer. En juillet 1943, les mauvaises langues lui attribuent un amant, un compatriote François Aterido, qui est chef électricien, et habite au 73 rue St-Dominique à Paris, une ancienne connaissance, chez qui elle se rend, jusqu’au 4 août 1943 (une famille entière existe bien à Paris, à la même adresse avec des enfants nés en 1912, 1913, 1915 et 1917).

De retour à Marvejols, Louis Veylet l’installe provisoirement à l’Hôtel de la gare, tenu par Mme Veuve Teissier, lui remettant de l’argent pour subvenir à ses besoins. Ce lieu est très fréquenté par les Résistants.

Mais, en 1943, un fait va bouleverser leurs vies : la tentative d’arrestation, par la Gestapo de Montpellier, des principaux chefs de la Résistance lozérienne, lors d’une réunion au Château de Saint-Lambert, chez Olivier de Framond, à Marvejols. Cette réunion dénoncée par un traître est le premier coup dur porté contre la Résistance.

Les soupçons et la calomnie

À Marvejols, l’opinion ne lui est pas favorable, sa liberté, son bonheur au bras de Louis, fait figure de provocation. Après les événements de Saint-Lambert, Louis doit quitter Marvejols et il rejoint un Maquis dans l’Aubrac qu’il connaît bien. En novembre 1943, avec son groupe, il intègre un autre Maquis dans les Cévennes. Pépita elle reste à Marvejols.

Le 6 octobre 1943, un courrier émanant du conseiller d’état, secrétaire général de la police, arrive au service des étrangers à la préfecture de la Lozère :

« Mon attention a été appelée sur la ressortissante espagnole Rodriguez Pépita, domiciliée à Saint Chély d’Apcher, qui serait en relation avec les milieux communistes de la région. Je vous serais obligé de bien vouloir m’adresser par un prochain courrier, tous les renseignements que vous pourriez posséder sur l’activité déployée par cette étrangère, ainsi que vos propositions à cet égard.»

Le préfet s’exécute, une enquête est ordonnée au Commissaire Spécial aux RG le 09/10/1943.

C’est Mr Rispoli qui la conduit, et le 4 novembre 1943, il remet au cabinet du préfet ses résultats. Il a reconstitué le parcours de Pépita depuis son arrivée en France, et a trouvé des contacts avec des personnages « douteux » et surveillés, comme :

Edward de Muralt, ressortisant australien, joueur de bridge, assigné à résidence à Marvejols, qui sera envoyé au camp de Nexon en Haute-Vienne. De Muralt a passé la guerre (39-45) au Stalag de Saint-Denis qui était une prison de guerre pour les civils britanniques qui n’avaient pu s’enfuir avant l’invasion allemande. Il n’a jamais quitté la France et a eu un destin tragique, car il s’est fait volé et assassiné dans sa voiture d’un coup de couteau dans l’œil, à Paris en 1949 par trois militaires.

– Bien sûr Louis Veylet, instituteur en congé, ex-communiste notoire, qui a fait l’objet d’un précédent rapport. La biographie de Louis Veylet, écrite par Henri Cordesse (instituteur, ex responsable politique de la Résistance en Lozère, et préfet de la Libération), vient de sortir, elle a été rééditée sur la demande de la famille aux Éditions Lacour-Ollé à Nîmes/Gard.

Pedro Bigata Jordana, assistant de langue espagnol au collège de Mende, dont il est aussi question dans un rapport sur son activité politique. Membre de l’UGT (Union générale des travailleurs) de Barcelone. Membre de l’Assemblée des délégués départementaux du PSOE en exil à Lozère (France) après guerre.

– Rappel aux bons offices d’Adrien Aïn, alors qu’il était directeur de l’Office Départemental du Travail à Mende.

– Son déplacement à Paris.

– Ses déplacements fréquents à Saint-Chély d’Apcher, rencontrant l’instituteur Joseph Huber, qui lui aussi a eu droit à plusieurs rapports sur ses agissements.

– Ses contacts avec ses compatriotes connus pour leurs idées extrémistes, Rispoli en conclut :

«…qu’elle est susceptible d’être utilisée comme agent de liaison ou « courrier » par les membres d’une organisation clandestine, et pour mettre un terme à ses déplacements, je suggère de mettre sur sa carte d’identité, une restriction territoriale et de la limiter au canton de Marvejols, et pour. Faciliter davantage la surveillance, dont elle doit faire l’objet, il y aurait lieu de l’assigner à résidence à Marvejols. Ajoutant, qu’elle figure sur la liste générale des suspects « S » du département.»

En 1944, le combat est rude dans les Cévennes, et un jour d’avril, le groupe de Louis Veylet est en fâcheuse posture contre les troupes allemandes, un drame arrive, blessé, arrêté, il est achevé froidement par un officier SS le 13 avril 1944.

Son corps sera envoyé à Mende, ou Pépita viendra le reconnaître. Elle reste à Marvejols à l’Hôtel Teissier, comme bonne à tout faire pour un salaire de 400 francs par mois, nourrie et logée, contrat courant depuis le 11/04/1944.

Dans un nouveau rapport du 3 juin 1944, Rispoli revient à la charge, considérant qu’elle était active dans le rouage qu’avait organisé Louis Veylet, dans le recrutement des jeunes gens pour le Maquis, réfractaires au départ pour le S.T.O. Il propose de prendre à l’encontre de cette ressortissante espagnole, une mesure d’internement administratif, en argumentant son point de vue :

« Elle loge dans un hôtel situé à proximité de la gare, et à l’extrémité de la ville, ce qui lui permet à l’occasion de prendre le train sans être inquiétée. D’autre part, elle peut servir d’agent de liaison entre des éléments suspects de Marvejols, et d’autres empruntant la ligne de chemin de fer Béziers-Neussargues. En outre, son internement serait bien accueilli par l’élément sain de la population de Marvejols, qui juge sévèrement sa conduite et son attitude suspecte. »

Le 10 juin 1944, le Préfet de ta Lozère, écrit à Monsieur le Préfet Régional à Montpellier, ceci :

«…j’ai l’honneur de vous proposer l’internement de la nommée Rodriguez Sanchez Pépita, demeurant à l’Hôtel Teissier à Marvejols. Cette étrangère déploie une certaine activité au sein des milieux suspects de Marvejols, et notamment les milieux espagnols entre lesquels elle assure une liaison. La validité territoriale de sa carte d’identité a été réduite à la commune de Marvejols, malgré cette mesure l’intéressée se déplace assez souvent. Il est donc souhaitable qu’elle quitte Marvejols, signé : Le Préfet. »

Pépita est arrêtée à la suite de cette lettre, sur ordre, par la Milice lozérienne qui la confie à son tour, à la Milice de Vichy qui l’enferme comme prisonnière au Château des Brosses à Bellerive sur Allier (Allier), où sévit la bande du tortionnaire Pierre Poinsot, dans ce lieu ou la Milice est réputée pour la dureté des sévices exercés sur les internés.

Elle sortira de cet enfer, libérée par l’attaque des FFI dans l’action de la Libération de Vichy le 26 août 1944. Son retour en Lozère dans un état de santé lamentable, nécessitera des soins intensifs et importants, et un envoi dans un sanatorium s’impose, organisé et soutenu par ses amis et Henri Cordesse.

Gérard Lutaud retrouve sa trace, dans un document trouvé aux A. D. 48, dans un fond non classé datant de novembre 1945. En voici le contenu :

« Je soussignée Rodriguez Pépita, née le 20 mars 1923 à Oviedo en Espagne, actuellement à Marseille, certifie avoir connu M. Rodier Louis en 1942. Ayant donné son admission à la Milice pour éviter de partir en Allemagne, M. Rodier nous fournissait tous les renseignements qu’il pouvait obtenir. Je lui ai donné les moyens de « se fabriquer » une fausse carte d’identité pour s’éviter le S. T.O en Allemagne, et par la même occasion à tous ses camarades qui étaient dans la même situation. Il m’a donné sa carte d’alimentation pour en faire profiter un autre jeune homme. Connaissant nos relations, le Commissaire Spécial Grimoux (actuellement fusillé) le fit appeler pour lui demander des renseignements sur mon activité, je puis certifier qu’il donna des renseignements excellents à mon sujet et me permit aussitôt de me tenir en garde ». À Marseille le 3 novembre 1945. signé : Pépita Rodriguez. »

La rue est difficile à lire mais peut être est-ce le 24 rue Yves Lariven (5ᵉ arrondissement – 3ᵉ secteur – Quartier Baille) une rue proche de l’hôpital de la Timone ou Pépita a peut être séjourné chez une famille espagnole les Romero (José né en 1894, et Eduarda née en 1902) que les fiches de recensement de 1946 digitalisées donnent à cette adresse.

Il trouve aussi, une carte d’identité, remplie à son nom, portant corme adresse : Mende, sous le n° 42 HH 22 0 96, valable du 15/04/1946 au 14/04/1947, mais vide de toute autre information et non signée.

Son parcours ultérieur comme son lieu et sa date de décès sont inconnus à ce jour.

Qu’est-elle devenue ?

État des recherches

Gérard Lutaud a fait plusieurs recherches

  • Il n’y a pas de dossier existant à l’OFPRA pour Pépita.

  • Les Archives Nationales de Pierrefitte sur Seine n’ont rien non plus.

  • 399 cotes aux archives de Lozère ont été parcourues, dont environ plus de 120 sur le thème espagnol sans rien donner non plus.

  • Néant aussi pour les tables de successions de Mende (qui sont en ligne) à la lettre R pour Rodriguez, S pour Sanchez, ainsi que celles de Marvejols.

  • Il a interrogé différentes personnes qui ont côtoyé « Pépita » à Marvejols. Après son retour de prison, personne ne se souvient de ce qu’elle est devenue, même la fille d’Henri Cordesse qui s’est occupé d’elle à son retour, ne se rappelle de rien, elle était trop jeune. Un autre chercheur sérieux de Marvejols avec qui, Gérard Lutaud communique et échange, est au même point que lui, dans les recherches.

  • Une demande sur Marseille pour un éventuel certificat de décès a été aussi négatif.

  • Aux AD 48, Gérard Lutaud a consulté aussi le grand registre de l'A.M.G. (Assistance Médicale Gratuite) pour 1945-1946 (cote 11 W 173, il n’y avait pas 1944), et l’a parcouru entièrement pour toutes les communes où il y avait des noms, mais « Pépita » n’apparaît pas entre autres dans les communes où elle fut présente ou de passage.

De mon côté

  • Sur Family Search il y a les tables du recensement de Gijón mais jusqu’à 1920.

J’y suis allé quand même faire un tour pour voir si je pouvais remonter à la source et à la rue Cabrales n° 42 (citée sur un document de l'armée de terre pour Pépita) j'ai trouvé comme propriétaires à Juan Sanchez de Léon et apparemment sa sœur Segunda.

Ils ont le même nom et ils sont tous les 2 célibataires.
Avec l'âge indiqué on a l'année de naissance : 1920 - 53 = 1867 et 1920 - 43 = 1877

La "naturaleza" étant Gijon, je vais demander l'acte de naissance pour Segunda au Registro Civil de Gijon, et l'acte de baptême au diocèse pour Juan (À faire)

  • Une demande de certificat de naissance sur Gijon et Oviedo n’ayant rien donné (négatives toutes les deux) je vais faire des demandes en ligne pour les 17 chefs Lieux Asturiens ou Pépita pourrait être née.

  • Les minutes d’une plainte contre une expropriation suite a la construction d'une autoroute sur un terrain appartenant à une Josefa Rodriguez Sanchez à Gijón est à l’étude.

  • Un document sur une demande d’indemnisation suite à une privation de liberté d’une Josefina Rodriguez Sanchez n’a rien donné (ce n’est pas la même personne).

  • Des demandes de certificats de décès en France de plusieurs Josefa Rodriguez Sanchez n’ont rien données aussi (idem pas la même personne).

  • Une demande aux archives de la mémoire historique à Salamanque sur Josefina Rodriguez Sanchez (2 documents En cours)

Qu’est devenu Pépita ?

Nous aimerions le savoir et invitons toute personne susceptible de partager des informations sur la suite de sa vie, d'entrer en contact avec nous, merci. Il y a une histoire à connaître, comme une injustice à réparer, pour une femme qui risqua sa vie par conviction et par amour pour la liberté et qui mérite mieux que l'oubli ou elle se trouve actuellement.